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Jeudi 2 août. Des Prairies au Bouclier canadien.

La première étape de la journée consiste à se "débarrasser" des bagages en allant les porter à la consigne de la gare. Puis nous décidons de poursuivre notre visite du marché public de The Fork, juste derrière la Gare Union de Winnipeg.

 

 

Peu avant midi, papa remarque une flèche dans la gare indiquant "Musée". Il monte à l'étage. Un monsieur est assis seul à une table. Il explique à papa et Alexandre qu'il y a une petite collection d'objet ferroviaire à voir. Le coût est de 3$. Au détour du mur, les garçon trouvent une véritable caverne d'Alibaba. Il y a de vieilles locomotives, des vieux wagons, plusieurs dizaines d'articles ferroviaires, présent et passé. Tout ça dans un excellent état de conservation. Et Ho! surprise, la locomotive CPR no 1, la Comtesse de Dufferin (la toute première locomotive du CP). Elle est là, la vraie! Cette locomotive a servit à construire le chemin de fer à travers le continent! On l'a apporter sur une barge par les Grands Lacs et les rivières jusqu'à Winnipeg, d'où elle a tiré les wagons qui posaient les rails devant elle. Incroyable! Imaginez ; cette locomotive est plus vieille que le chemin de fer transcontinentale lui-même! Son état de conservation est très impressionnant.

 

 

Le Canadien se présente sur l'heure du dîner, pile à son heure. Une fois à bord, nous avons un petit délai à attendre avant de prendre place à table. On en profite pour observer une dernière fois les Prairies.

 

 

Comme au trajet de l'aller, les Prairies cèdent très rapidement la place au Bouclier canadien et ses coupes rocheuses.

 

 

Peu de temps après, nous quitttons le Manitoba pour entrer en Ontario.

 

 

Les lacs et villégiatures se succèdent à nouveau.

 

 

De même que les barrages de castors.

 

 

Puis, c'est l'arrêt à Sioux Lookout. Cette fois, la plateforme est vide. Il y a moins de monde pour nous acceuillir, mais une marche à l'extérieur est quand même bénifique.

 

 

Tard en veillée, papa se rend au fourgon à bagage pour aller chercher du linge de rechange. Dans les deux premiers coachs, on sent une fébrile activité. Que se passe-t-il? Plus de 30 personnes doivent débarquer à Allanwater Bridge, un camp sur le bord de la voie. Papa apprend qu'on doit vider la moitié du fourgon à bagage. Des canots, une semaine de provision pour les 30 personnes, des moteurs, des génératrices, des batteries, du matériel de pêche. Papa donne un coup de main aux deux ingénieurs de la locomotives et aux responsables du camp. Une fois le matériel descendu, 25 autres personnes doivent embarquer! Au total, le Canadien va demeurer immobilisé pendant plus de 45 minutes. C'est drôle de voir les gens s'enfoncer dans le bois en pleine nuit, transportant toute ces caisses! Ici, le Canadien train de luxe, a fait place au Canadien train de brousse.

 

 

 

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